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Adélaide de Clermont-Tonnerre

Ecrivain - Journaliste

Commentaire
Adélaide de Clermont Tonnerre nous fait voyager chaque semaine dans son monde emprunt d'humour, en nous faisant découvrir les dernières tendances et hot spot du moment, avec sa chronique hebdomadaire « Adélaide and the City » dans Point de Vue.
Avec « Fourrure », roman au nom évocateur, cette jeune femme aussi ravissante que brillante signe son premier roman, en se livrant avec succès à une représentation tout en finesse de la société des années 70, sur fond d'histoire romanesque et sulfureuse.
Rencontre avec Adélaide, cette artisto - intello, qui nous présente son premier roman et nous confie ses bonnes adresses.

Avec Fourrure vous signez là un premier roman, au sujet détonant, les aventures d’une romancière, Zita Chalitzine sur fond d’années 70. Pourquoi ce titre « Fourrure » ?

Le mot Fourrure, évoque beaucoup de choses que j’ai essayé de mettre dans cette histoire. Il y a l’idée de luxe, de sensualité, et l’idée d’une « seconde peau », celle que s’invente mon héroïne, Zita, en devenant une fille de Madame Claude. Son premier achat, lorsqu’elle devient call girl, c’est un manteau de vison blanc dont elle rêve depuis des mois. Pour la petite fille qui observait les privilégiés depuis la loge de concierge de sa mère sans pouvoir vraiment faire partie de leur monde, porter ce manteau, c’est devenir quelqu’un d’important. Même durant ses pires revers de fortune, elle le gardera. Ce manteau l’accompagne tout au long du livre. Elle le porte même le jour de sa mort, parce que c’est un objet symbolique de la vie qu’elle a voulu avoir. Enfin la fourrure c’est aussi une époque que j’ai voulu revisiter. Maintenant la fourrure est tabou, alors que dans les années 70 que l’on soit hippie avec une peau de mouton, ou comtesse avec un renard argenté, tout le monde en portait.

Zita, votre héroïne, est une femme qui a connu la pauvreté et n’a reculé devant rien pour mener la vie qu’elle voulait, faite de strass et … fourrure. Qu’est ce qui vous a inspiré un tel personnage?

J’avais envie d’inventer un personnage de toute pièce. Zita est en grande partie mon opposé. Sans doute parce que j’ai été très gâtée par la vie, je n’ai pas eu à faire les mêmes choix qu’elle. J’admire ces personnalités flamboyantes, qui provoquent leur chance, qui se font seules. C’est une énergie qui m’épate. Et puis j’avais envie d’une femme très belle, très libre. Zita est totalement affranchie. Elle se moque éperdument de ce que pensent les autres, elle suit sa passion et son ambition : écrire. Rien ne l’arrête.

Comment a réagi votre entourage à la lecture de ce roman pour le moins éloigné de votre vie ?

Merveilleusement bien. Mon père, ma mère, mon frère, ma meilleure amie, mon amoureux l’ont lu. Ils l’ont beaucoup aimé. C’était l’essentiel pour moi.

On parle beaucoup ces derniers temps des années 70, avec la vente Saint Laurent l’an passé, et bon nombre de livres sur cette époque marquée de fêtes et de légèreté. Cette époque vous a-t-elle toujours passionné ?

J’embellis sans doute le tableau parce que j’étais trop jeune pour les connaître, mais ces années 70 sont à part dans le vingtième siècle. C’est l’avant sida, l’avant chômage et l’avant choc pétrolier, une parenthèse de prospérité et d’insouciance durant laquelle tout semblait possible. La génération du baby boom avait vingt ans, elle voulait changer le monde et se croyait immortelle. C’était une parenthèse un peu folle, même si ce rêve s’est très mal terminé pour beaucoup à cause des drogues et des excès en tous genres. Les années 70, c’est aussi la jeunesse de mes parents, et même s’ils n’apparaissent nulle part dans le roman, j’ai eu envie, en l’écrivant, de connaître l’époque où ils se sont rencontrés.

Quels sont vos auteurs favoris et votre livre de chevet ?

J’ai tant de livres de chevet qu’ils tombent de ma table de nuit. Si je devais citer ceux qui m’ont le plus marqués ce serait : Proust pour son extraordinaire clairvoyance psychologique, son humour et ses images magnifiques. Céline pour son bouillonnement vital et son cynisme Gabriel Garcia Marquez pour son imagination Faulkner pour son extraordinaire maîtrise des voix des personnages, son travail sur la conscience, comme Virginia Woolf et Nathalie Sarraute… Mais il faudrait une page entière pour tous les nommer.

Les adresses

Ses Restaurants

Wagamama

Je suis fan de Wagamama, surtout celui de South-Kensington parce qu’il a une grande baie vitrée. J’y vais pour leur cuisine ultra rapide, ultra saine, leur jus de fruits et de légumes frais, leur salmon ramen et leurs salades. Et puis être assise à côté d’inconnus m’amuse, j’écoute leurs conversations et leurs préoccupations qui ressurgissent toujours quelque part dans une chronique ou un chapitre.

26 high st, W8 4PF
+44 207 3761717
http://www.wagamama.com

Ses Galeries

Serpentine Gallery

Si j’ai le temps je fais un saut à la Serpentine Gallery

Kensington Gardens, W2 3XA
+44 7402 6075
http://www.serpentinegallery.org

Tate Modern

... et à la tate Moderne

Bankside, SE1
+44 2 07 887 8008
http://www.tate.org.uk

Saatchi Gallery

... avec en plus un stop chez Saatchi

Duke of York's HQ, King's Road, SW3 4SQ
http://www.saatchi-gallery.co.uk

Son Shopping

Nine West

Je remonte ensuite Sloane street pour un peu de shopping, parce qu’il y a à la fois des magasins chics et d’autres pas chers du tout, aussi bien

155 Kensington High Street, W8 6SU
+44 207 937 1479
http://www.ninewest.com

Sergio Rossi

... que chez Sergio Rossi pour de très belles chaussures

207 A Sloane street, SW1X 9QX
+44 20778115950
http://www.sergiorossi.com

Top Shop

Souvent je jette un œil chez Top shop, parce que deux copines stylistes m’en disent le plus grand bien, mais je n’ai encore jamais rien acheté.

214 Oxford Street, W1
+44 207 636 77 00
http://www.topshop.com

Whole Food's

Enfin je finis pas une halte chez Wholefood, le supermarché tout beau tout bio que j’adoore à Londres et qui a définitivement éclipsé le rayon alimentaire Harrods ou de Harvey Nichols pour moi. J’y trouve des raretés comme des goji berries, ou toutes sortes de graines et de noix inédites que je dévore au petit-déjeuner : mon côté écureuil.

63-97 Kensington High street,
0044 2 07 368 4500

Son Shopping Gourmand

La Grande Epicerie de Paris

La Grande épicerie du Bon Marché of course, même si je trouve que ces derniers temps la qualité a gravement baissé.

38, rue de Sèvres, 75007
+33144398100
http://www.lagrandeepicerie.fr

Tang Frères

Pour une vraie dose d’exotisme : l’épicerie des frères Tang dans le 13 ème on y trouve des fruits et légumes dont je ne soupçonnais pas l’existence, des champignons extraordinaires et toutes sortes de bizarres produits asiatiques comme les perles du japon, à base de Manioc que tous les grands cuisiniers commencent à utiliser, comme dans le sublime dessert à la noix de coco du chef du Montalembert

48 Avenue d'Ivry, 75013
+33 1 45 70 8000

La pâtisserie des rêves

Pour les gâteaux : La pâtisserie des rêves rue du Bac, porte bien son nom !

93 rue du Bac, 75007
+331 42 84 00 82
http://www.lapatisseriedesreves.com

Le Bac à Glaces

Pour les sorbets en été : le bac à glace rue du bac, mieux et plus près que Bertillon.

109 Rue du Bac, 75007
+33 1 45 48 8765
http://www.bacaglaces.com

Bar et restaurant

Hotel Montalembert

Très drôle pour prendre un verre au coin du feu, on a une chance sur deux de tomber sur Sollers ou Arielle Dombasle qui chante entre deux tasses de thé.

3 rue de Montalembert, 75007
+33145496868
http://www.montalembert.com

Le Germain

Pour remonter une copine célibataire : Le Germain, rue de Buci. Les garçons y sont très entreprenants !

25-27 rue de Buci,
01 43 26 02 93.

La Cigale Récamier

Pour des soufflés délicieux, je suis fan du Récamier où les personnages de mon roman vont souvent déjeuner.

4, rue Récamier, 75007
+33 1 45 48 86 58

La Closerie des Lilas

Je suis souvent à la Closerie des Lilas, lieu mythique de la littérature. J’y retrouve les autres membres du jury du prix littéraire de la Closerie des Lilas qui récompense un roman de femmes paru entre janvier et mars. Il est remis a cours d’une très belle fête durant laquelle on danse et on rit beaucoup.

171 bd du Montparnasse, 75006
+33 1 40 51 3450
http://www.closeriedeslilas.fr/

Café de Flore

Le Flore évidemment pour les rendez-vous de travail.

172 Boulevard Saint-Germain, 75006
+33145485526
http://www.cafe-de-flore.com

La Cadole

Un petit restaurant de dix tables à peine où il est impossible d’avoir une conversation discrète mais que j’adore La Cadole Rue Mayet, tout y est simple et délicieux : pain maison, légumes du jardin, poisson et terrines : un régal.

1, rue Mayet, 75006
+33147837005
http://lacadole.free.fr

Baan Boran

Le meilleur restaurant thaï de Paris : Baan Boran, derrière le palais royal.

43, rue Montpensier, 75001
+33 1 40 15 9045
http://www.baan-boran.com/

Son Adresse Beauté

Franck Provost

Je voulais également citer Franck Provost, leur salon rue Franklin Roosevelt pour me faire coiffer, en plus ils ont une équipe volante à Cannes, ce qui est bien pratique au moment du festival.

61 Avenue Franklin Roosevelt, 75008
+33 1 43 59 9705
http://www.franckprovost.com
De L'equipe Mybestaddressbook

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